Thomas Cock

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Les couches de peinture

In Uncategorized on 18/05/2011 at 1:51

Après mûres réflexions, un délire de banane, de flotte, d’innombrables pisses, j’ai enfilé mon costume trois pièces, ma cravate sur la tête, bref une nuit tordante et doucereuse d’écritures… J’avoue m’imposer un minimum de rigueur et de style lorsque j’écris… Pour fêter à ma manière, l’anniversaire de ta mise au monde!

Ma vie va mourir de bonheur ! Je déborde et pourtant je sens le grain de sable au sein du désert qu’est mon corps ! Je m’emballe du rire aux larmes, sur une compilation qui n’a pas de sens !

Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie que ces derniers mois, que de devenir. Jamais eu autant envie de la prendre tout contre moi, de la serrer dans mes bras, de lui dire adieu ! De lui dire à la peur avec un accent du sud, soleil dans la voix : « Pute que tu es ! Que tu as été mauvaise conseillère ! Con de t’es mort !!! »

Mélancolie de mes échecs en échecs, sans jamais prendre la leçon qui a fini par me mener quelque part à force d’idiosyncrasie !

Fier de ma race, de notre race, de ceux qui se défient de leur destin! Face à moi-même, face à tous et tout, mon petit destin !!! Emu de l’enlacer !!!

Emu de regarder le tien se profiler, s’amuser, devenir, être, de l’autre côté de l’océan!

Quelle éternité on met à être!

Parce que la vie va filer à toute vitesse! Parce qu’on n’aura pas la chance de dire les choses deux fois. Parce que j’en ai envie! Parce que j’ai toujours voulu être un volcan! Et que je vois maintenant toutes les raisons à mon éruption.

Je voudrais pour ton anniversaire, t’offrir mes sentiments!

J’ai été fol amoureux de toi!

Dingue de la manière dont tes yeux s’arrachent à ton visage pour bouffer le monde! Malade de ta faim, de la provocation que tu es, de l’espoir dans tes pommettes, de l’abus de ton sourire, du diable de tes cheveux. Ivre qu’on ait dessiné ton visage, qu’il existe et désemparé à le regarder. Obsédé par son jeu, ses propos. Brûlé de te sentir, te comprendre et réaliser ça en moi. Immolé à rien y faire, à rien y dire. Condamné à un autre enfer que ton corps, l’envie.

Comment cette envie, cet âtre a consumé du petit bois de sentiments, des cendres de poésies, des autodafés des lettres d’internat que je ne t’ai jamais envoyées, a grésillé cette belle jeunesse; je n’y vois qu’une seule raison: le désir craint sa réalisation…

L’aurore est absolument bleutée Klein, les étoiles s’effacent dans l’aveu, la ville s’électrise, toute folle qu’elle est de vivre un autre jour.

Ma fenêtre sur le monde est un tableau changeant avec ces mots.

Thom