Thomas Cock

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Pilule d’amour

In Uncategorized on 13/01/2011 at 10:15

Nous sommes à quatre dans un taxi six places. Glitz a insisté pour commander un mini-van, prétextant que ce serait un peu comme un Humer-limousine… Et en effet, ça nous permet d’avoir chacun sa dulcinée/banquette. Le taximan, un haïtien, comme souvent à Montréal, passe Float on des Modest Mouse. Et ça galoche ! Ca galoche, ça se pelote, ça gémit même un peu à l’arrière, ça rit beaucoup, ça n’a pas de lendemains… Alors si ça n’a pas de lendemains, c’est maintenant qu’il faut se diviser ces deux pilules de MDMA que j’ai trouvé en emménageant dans mon studio, deux pralines sur l’oreiller comme à l’hôtel… Les pilules de l’Amour ! Et ça gobe une demi chacun ! Ca avale, ça rit, ça boit de la mignonnette de Vodka que Glitz cachait dans son immense Jacket, … Ca s’arrête parce qu’on y est, tout simplement. Ca sort de la pseudo-limo et ça ne fait pas la file parce que Natacha ouvre son imper au videur. Ça entre.

Ca n’a pas de prix ! L’entrée, oui, mais pas ce qu’il s’offre à mes yeux ! Ce soir, les étoiles devaient fêter un quelconque anniversaire ou la grande vulve de l’univers s‘ouvre enfin. Ce soir le Show est un peu particulier ! Ce soir, le club ouvre ses portes aux jeunes talents ! Un concours est organisé autour de la barre à Strip. Pour les hommes ! C’est à qui trimbalera le mieux son petit cul ! Et devant moi deux amis ! Deux amis qui prendraient cher si la résolution de mon téléphone captait un peu dans le noir. Deux toulonnais ! Deux hommes dans la force de l’âge s’exhibent en maillot de foot bleu ciel. J’ai nommé J-diddy et J-lilly ! Un ballon entre leur deux têtes, ils descendent chacun tenu d’une main à la barre, secouant blanchement leur petit culs, parce qu’ils ont eu l’originalité d’enlever le bas et de garder le haut. Je soupçonne le manque d’exercice derrière cette demi-exhibition, à moins que leur Kamel Wali qui n’est autre que Geoff de Montpellier, ait quelques ambitions plus grandes pour la suite. La suite n’est que trémoussages et tirages de maillots. Mais un grand final synchro d’hélicoptère-bite ! Le public est en délire et les pilules commencent à faire effet !  « Pince à linge !!! » crie-je comme un fou, les dents serrées ! Mais encore ? « Clinge à l’air » crie le Glitz, se déboutonnant l’entre-jambe ! « C’est toi la pince à linge ! » me susurre Natacha en me mordant l’oreille ! « C’est pour mieux te pincer, mon enfant! » que je lui réponds en lui pinçant les deux tétons. « Tu es-tu aussi une pince à linge ? » demande Marie-E au Glitz. « You’re the string of my life !» romantique-t-il en lui sortant la culotte devant tout le monde et beugle comme un fou : « Chat pincé ! » Je garde la prise double tétons, lui la ficelle haut levé… Et là mes amis ! L’univers se métamorphose en grande pute salace et se lâche! J-lilly et J-diddy qui venaient d’emporter haut la main le concours Champagne à volonté, pour cause de seuls participants ; J-li, la bouteille-trophée dans une main, saisit de sa main vacante la zigounette à J-di. « Chat pincé!! » J-di se plie en deux et le glitz tire des mains de J-di une coupe qu’il lui colle au cul. « Coupette au cul ! » pleure de rire le Glitz. « Vas-te faire cuire le cul ! » hurle J-di ! « Cuire le cul ! » étant une de ses expressions sudistes préférées lorsqu’il s’énerve avec « Arrête un petit peu ! » que j’attends toujours. Geoff est le chat pincé ! Là, j’en peux plus d’un rire nerveux, la mâchoire crispée, la MDMA me bombardant de pensées sauvagement loufoques. Tout le joli corps de Natacha se secoue d’hilarités et ses seins vibrent. J’imite un électrocuté et lui dit : « Fille qui rit, fille dans le lit ! Et toi tu ris beaucoup ! » « Et toi tu glousses ! » Glisse le Glitz à M-E. J-di giffle J-li ! J’ai bien dit : « Giffler ! ». Geoff leur arrache la bouteille et vient en servir gloulot-bouches, goulot-décolleté… Il se prend un coupette au cul du Glitz. Une énorme porte cuir clouté s’ouvre libérant sept ou huit gars d’une petite pièce capitonnée pleine de bombes sexuelles qui se rhabillent nonchalamment. Parmi eux, s’il te plaît, Max Tombeur, mon meilleur-enfoiré de pote ! Qui se faisait une petite sortie entre collègues. C’est noël en novembre ! Je crois qu’il est gêné. Mais s’il est gêné d’être découvert dans un club de strip, cette gêne se fait gracieusement levrettée par celle de nous connaître et de nous voir dans pareil état. Toujours est-il qu’à ses risques et périls, il entreprend de nous présenter ses collègues qui ne tardent pas à prendre coupette au cul du Glitz qui signe une de ses meilleures performances ce soir. « C’est mon patron ! Glitz ! » « Coupette au cul, le patron ! Coupette au cul, le patron !!! »