Thomas Cock

Plume d’espoir

 

 

Aujourd’hui, une seule minute

Aujourd’hui. Tu me manques.

Je te connais à peine.
Et aujourd’hui, je me languis de toi,
du verbe se languir.
Aujourd’hui, ce millénaire
qui n’est qu’un gamin,
joue tout autour de moi
et je me sens vieux de ne pas te connaître.
Aujourd’hui, une seule minute
m’attend.
Une seule minute
pour me faire grandir.
Une seule minute,
une sensation, un sentiment,
quelque chose en moi
qui ne cesse de naître
et renaître
jusqu’à ce que je ne le laisse plus mourir.
 

 

 

 

 

Une seule minute pour m’attarder
sur ta beauté
de femme.
Une seule minute pour entendre
une voix tendre
qui à l’aube de moi-même
murmure la ballade du temps.
La mélodie de ce qui est,
de ce qui reste,
de ce petit rien qui nous traverse,
nous remplit les poumons et nous laisse.
Aujourd’hui, une seule minute
passe comme l’éternelle promesse
de l’origine que je continue d’oublier.
Aujourd’hui, une seule minute,
je te vois comme toutes ces minutes
qui me manquent
pour apprécier le temps.

 

 

 

 

 

L’attente

Chère Ange transatlantique,

C’était cette journée d’un de ces hier.
C’était cet octobre.
C’était quelque chose que ce moment.
Nous baignions dans l’aube d’un peut-être
Par un midi de palmiers pour toi.
Par une soirée arrosée pour moi,
Marionnettes modernes d’un dieu géant
Géant avec des mains comme des continents.
Dieu qu’on est en pensée.
Dieu qu’on est partout où on est deux.
La ville se changeait. La vie changeait.

Un peu plus tard tu me parlais.
Une étoile filait.
Tes yeux étaient éclaboussés de zénith.

 

 

 

Elle avait bon goût

 

Elle avait le goût de passé et de pas assez.
Le goût d’opiacée.
Elle avait le goût de pêcher.
Le goût de se frotter, mordre et lécher.
Elle avait le goût de prune et de brume.
Elle avait le goût d’être brune.
Elle avait le goût de perfusion.
Le goût imagine-passion.
Elle avait le goût d’un rêve flou qui s’écharpe et ronge.
Le goût fou qui s’échappe des songes.
Elle avait le goût de l’horizon et de l’océan.
Le goût d’horizon et d’océan.
Elle avait le goût de l’un dans l’autre.
Le goût de l’un et l’autre.
Elle avait le goût de la mer en hiver.
Le goût du décalage horaire.
Elle avait le goût de boomerang perdu.
Le goût de ma langue déchue.

Elle avait tout.
Elle avait mon goût.

Maladresse

Je me demande après la discussion d’hier soir si notre maladresse,
ça ne serait pas la forme la plus dépouillée de notre tendresse.
Si cette maladresse ça ne serait pas l’honnêteté du corps.
Le cœur qui bat trop fort.
La chamade dans les veines,
Un écho de la Seine.
La bouche trop loin du cœur
l’envie saccade les peurs
Avant de partir je t’ai dit
que je ressentais un truc très fort entre nous et tu as ri.
Je ne savais pas que tu écrivais aussi
et qu’il y avait cette même poésie
La maladresse ça doit être ça aussi l’instinct
qui prend le dessus sur la raison pour notre bien
Ou peut-être est-ce quand deux corps se reconnaissent
et qu’entre eux des océans naissent.

 

 

 

 

 

Des cierges dans mon église

 

Le moment, l’interaction, l’envie d’être
la croyance et le désir de faire
l’ange, la nuit phosphorescente et l’éclair
les étoiles juste pour nous plaire,
L’odeur disparue,
la télé en neige,
la secte et la rue
L’esprit s’allège

Être et ne rien savoir
la chaise pour s’y asseoir
l’évènement devenu avènement
Devenu éminent

le monde en confiture à tartiner,
le tableau pour crier,
le mur seulement pour le tableau,
la musique comme seul mot,

Namaste, le gourou
et le journaliste infiltré
La vie cuisinée, les noix de cajou
et les particules de micro-ondes argentées,

Tant pis pour ce dieu du pétrole,
bonheurs italiens,
tapas espagnols,
et vins argentins,

Vodkas russes et poupées de petits chats noirs
aux sept vies, chiées de lunes,
sans arriver à tout boire
L’intrigue et l’amertume

 

Signes des soleils,
cocote de paille,
les vignes, l’éveil
et la dernière cervicale

Assis dans cet espace muet et pourtant volubile,
cette voie lactée grave, fluette et fragile,
Cet univers bavard
et papier buvard

Calligraphie du fond de l’être,
galaxie de zeste de citron
Néoménie dans l’horizon
oasis en plein désert

Tache de vin et plaisir
entre le cendrier et l’oubli
chemise de nuit tous les midis,
désir de vivre

Les voix virtuelles du pendule
Les rayons impossibles, briquet au cœur
Les lunes noires sans sœur
et les abysses sexuels, brûle

Ne fais pas semblant,
rêve après le sommeil
coupe l’appareil
et sors de la roue du temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je crois donc j’espère

Je crois qu’elle est brune.
Avec des cheveux longs.
Légèrement ondulés.
Un teint, une fois pâle, une fois dorée
mais toujours un peu bronzée.
Des seins comme des joues souriantes.
Un sourire qui rappelle ses yeux.
Il n’y aurait rien de trop mais on n’en aurait jamais assez non plus.
Ce manque, ce serait l’amour parce qu’elle sait aimer.
Elle serait toujours la même mais il y aurait toujours du neuf.
Son visage serait aussi doué que le ciel pour montrer ses émotions.
Son front et ses joues parleraient de l’horizon,
Ses yeux de ses nuages, de la lune et du soleil.
Sa bouche mentirait de temps en temps
pour que ses yeux n’aient pas à le faire.
Ses yeux auraient plus d’intimité que la profondeur d’un lac au Canada. Ses yeux m’embrasseraient et je m’y noierais pour gouter son âme.
Sa bouche me ramènerait à la surface de ses lèvres jalouses
Et je coulerais à nouveau dans sa bouche.
Ses bras seraient comme des lianes pour attraper les étoiles
Ses mains seraient faites pour les porter à leurs doigts.
Elle aurait des jambes comme des fleuves
Et suivant l’onde, j’aboutirais à leur delta,
à l’origine du monde, au bord de son océan.

 

Comme si

Comme si j’avais eu les yeux grands ouverts de ne rien voir
Comme si je rêvais le jour à dos d’éléphant de porcelaine
Comme si j’étais un train de nuit en perpétuelle marche
Comme si j’étais en orbite sur moi-même
Comme si le destin s’était moqué de moi
Comme si j’avais été un papillon qui n’avait pas vécu sa seule journée
Comme si je n’avais pas eu le choix
Comme si j’étais fou et un peu magicien
Comme si je ne pensais pas à toi
Comme si depuis j’étais marchand de sable
Somnambule ou insomniaque
Occupé à troquer mon grain
Pour voir dans ce miroir inconscient
Autre chose que la solitude d’une tête tranchée
Pour vivre dans ce fou de sommeil
Un songe avec toi.

 

 

 

 

 

Si je t’avais devant moi

Si t’étais là, vraiment là.
J’imagine qu’au début on serait un peu gêné.
Gêné de se voir, de pouvoir de nouveau s’aimer du regard.

Et puis pourquoi pas ?
Pourquoi, je ne t’embrasserais pas après avoir caressé ta joue
et laissé couler cette larme de mon œil sur ta joue
parce que je te la passerais comme une coccinelle pour faire un souhait, pour que tu gouttes à mes sentiments.
Cette perle innocente.
Mon monde tourne à l’envers,
Te revoir, t’avoir
Toute entière, nue sous mes mains,
Juste assez  grandes pour t’attraper un sein.
Puis ma langue qui s’arrêterait enfin de parler pour jouer avec ton sexe. Enfin te rencontrer, te gouter et puis peut-être même te connaitre. Raconter des histoires, de la romance entre tes lèvres.
Ton cœur comme une bombe contre ma poitrine.
Sentir ton dieu. Putain de religion ! Aimer ça en toi !

Si je t’avais devant moi, je réinventerais mes goûts
pour mieux me comprendre, pour mieux t’aimer.
Je te dédicacerais le sexe, prostituerais mes envies contre ton orgasme. Ecouterais ton chant de sirène, crèverais noyé dans ton abandon.
Et puis, si tu veux bien, je resterais en toi, avec toi, pour toi.

 

 

 

 

 

 

 

Cache-cache

Des paroles qui se sont envolées
Un rêve dans son costume de plumes
Une dédicace à l’oubli
Seules les amours satisfaites sont romantiques
à travers, la Lune, je souris

 

 

 

 

 

 

 

 

Omelette au saumon ou nébuleuse d’Oriane

Je t’aime et échapper un peu plus à l’asile.
Empailler l’animal social.
Au comptoir, le long d’un canal.
Contre toi ou à côté.
Juste avant demain.
Une hélice qui tourne.
Des cigarettes
Des verres suspendus à l’envers.
Te partager mon être.
Et ne pas tout à fait te connaître.
Toi qui parle de toi,
L’odeur de tes cheveux.

 

 

 

 

 

 

Ca pour ça

Mourir pour renaître un peu d’espoir phénix.
Larme artisanale.
Saint Sylvestre dans l’âme.
Jouer de l’accordéon avec la vie.
Un jeu, un instrument.
Tousser tout ça et comprendre partiellement la moitié d’une chose.
Le Jazz et la Samba

 

Je sais que c’est de la folie

Voir jusqu’où je pourrais aller pour cette inconnue ?

Combien de nuits vivra-t-on ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les promesses des prémonitions

Une vie où tout est neuf.
Où tout est différent.
Où tout est plus ou moins pareil à ce qu’on espérait.
A ce qu’on enviait.
Pour soi.
Si facilement et puis ces petits sauts d’obstacles.
Ces petits choix.
Une pour tout résoudre.
Un peu moins se parler et un peu plus s’écouter.
M’être vu il y a dix ans et me voir dans dix ans.
Regard vide par la fenêtre, revenir à soi et chercher une métaphore, une allégorie à l’à-présent arc-en-ciel sous la pluie.
Un transat sur une terrasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jazz me

Brinqueballer, tanguer et chavirer
toujours entre contemplation et impatience.
Laisser faire ou provoquer le destin.

Comment ne pas le laisser être ce qu’il est ?
Ecrire un peu tous les jours.
Avenir d’avion en avion.
De mots en mots.

Neuf vies de chat pour vivre à fond les accidents de cœur,
démon des toits.
Un trompettiste à côté d’un piano.
Patte blanche et pelote de laine en do mineur.
Hasard à répétition sonores.
Destinées embrassées d’une musique
 

 

 

 

 

 

 

Inspiration aspirine

Le jour me boude, jaloux de mes nuits.
Je me Shéhérazade.
Des centaines de nuit déjà.
Dans mon compte, entre le miroir et l’étoile.
Entre spéculations et considérations.
Entre Narcisse et Icare.
Tomber de haut ou pas.
Au fond de la flotte quoi qu’il en soit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Flamme

Femme qui vit,
ma flamme sur le qui-vive,
mon âme sur le quai file
des oiseaux noirs
aux grandes ailes sombres
aux vinyles d’ailleurs,
télé transportés électroniquement
d’un rire à une toux.
Lumières tamisées,
gorge immense,
bière belle gueule,
et rhum température ambiante,
lèvres pulpeuses.
Jeans serré,
accent du bord du fleuve et des hivers froids,
Chuchotements et explosions sonores
de sa bouche, malade à tuer.
 

 

 

Prune

Derrière la brume un doux mirage
Celui d’une brune et son visage
Dans la Lune auréolée de nuages
Prunelle de la nuit
Œil sur l’infini
Sur l’Univers à refaire
Autour d’un verre
Si ça nous dit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toile de mots

Appréhender les mots dans leur espace
les peindre
et regarder
comme
Ils s’aiment
et se touchent
les laisser être

Un poème pour mille romans
Une peintre pour mille femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un baiser

La vie, au sommet, à son paroxysme
Un arc-en-ciel dans une goutte de pluie, un prisme
Un rien pour un tout
Un joli petit souci qui construit notre infini.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mort du papillon

Petite tristesse
Douceur devant l’incompris
Effleurer l’instant
Et le laisser s’envoler
Papillonner avec l’amour

Vivre l’instant
Et le silence
Reposer ses ailes
Et l’enlacer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auréole à l’envers

Le pavillon d’émoi
L’incertitude d’une ligne d’acier
Le sang d’une veine de marbre doré
Les yeux de Jeanne Hébuterne
L’intensité d’une soirée dans un bar
La rareté d’un léopard blanc
L’éphéméride d’un bouquet de coquelicots
La sensibilité d’une pierre-poisson
Les couleurs d’un aquarium
La beauté d’un paon, le matin
La fraîcheur d’un instant passé
La force d’un souvenir nocturne
L’architecture d’une idée
L’amour d’une musique
Le songe sur des lèvres roses
L’harmonie d’un visage
La symphonie de son nom
Oriane

 

 

 

La veille de notre rencontre

Les histoires ne choisissent pas leur début.
Pas plus que la foudre ne choisit d’électriser la nuit
Dans sa robe bleue étoilée à la fois trop courte
Et trop longue que pour aimer mille pluies.

Comme une sortie de route
Se juger soi-même, les souliers dans le caniveau.
Se rendre compte que sa vie est un mariage blanc.

Avoir pour maîtresse la rue et y gâcher sa mémoire
Le long des trottoirs.
Hasardeux comme le destin quand il ne veut pas qu’on le reconnaisse.

Ce n’est pas pour rien que les hôpitaux sont couleur neige.
Et que les trônes de Chine brillent à rendre aveugle.
Ah la vie ! Sous ses airs d’accident …

Pourtant belle comme une migration de dauphins
Qui nage à la rencontre de sa réalité
traverse l’écume des vagues froides
et fait jaillir des éclats d’or pur, sous le soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que

Parce qu’on m’a dit
que la pluie n’obéit à personne
que la nuit tous les chats sont gris
et que le plus aveugle est celui qui se berce d’illusions.

Parce que je ne suis pas aveugle mais sourd de tout ce qu’on m’a dit.
Parce que rien n’est impossible !
Parce que même une horloge cassée donne deux fois l’heure juste par jour !
Parce que même les larmes sèchent !
Parce qu’on a dit au Soleil et à la Lune que leur amour était impossible.

Il y a des éclipses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oublier de dormir

Je m’endors
Dans la poésie que j’essaie de t’écrire
Dans la douceur que tu as laissée dans mon cœur
Dans l’écho de tes rires
Dans le souvenir de ton sourire
Dans le secret de ton absence.

Dans la mémoire de cette nuit
Où l’amour s’éveilla comme un songe
Qu’au matin l’envie ronge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle

Pluie existentielle
Traverse le ciel
Perce les nuages
Coule sur mon visage.

Larme
Originelle
De l’âme
Originale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au milieu…

Au milieu, l’eau turquoise, une plume pour barque
Le canot dérive, les berges invisibles.
La plume sous la brise, l’amour sur le qui-vive
Deux regards se croisent, la pluie fait clap clap clap.

Au milieu du monde, passion et incompréhension
Sentiments naufragés, et facéties du temps
chavirent attachés, voyagent tels des amants.
Des gens, en ronde, aiment parce que c’est bon.

Au milieu de ma cervelle, une étincelle
Allume mes espoirs de te revoir.
Deviens toujours comme l’onyx, et sois ma sœur à jamais
Si l’amour est phénix, il meurt et renaît

 

 

 

 

 

 

 

 

Une cartouche d’encre dans mon cendrier

A la terrasse de moi-même,
cathédrale de ronces,
mes ailes pleines d’éclairs et de sang,
je regarde l’averse chaude
tomber sur les oiseaux de mon cœur,
Les tambours de l’éternité qui paradent fiers,
La pendule de glace qui fond
sous des soleils à la poursuite des lunes,
des essaims de rêves qui bourdonnent fous,
comme des yeux dans le couchant,
des ombres de sculptures
Qui dansent
comme des flammes
dans le déhanchement du temps nonchalant
Les enfants que le ciel et la mer recrachent,
idoles de sables, pierreries géantes,
des palais endormis,
quelque part,
des vergers d’étoiles,
des pouponnières de reines,

Mon clocher sonne.

 

 

 

 

Dans la roulotte du destin

Dans la roulotte du destin,
les atomes crochus vagabondent
retournent des cartes,
impriment des étoiles argentées,
en salopette de jeans,
pleine de peinture,
sur la grosse machine à rouleaux.
Ils ajustent des lettres, des bouts de bois
et tentent d’écrire le mot.

 

 

 

 

 

 

 

 

Signe

Mes doigts dansent
sur ton dos
des oiseaux
sur la glace.

La pièce du côté pile,
la patinoire
de ta nuque à tes fesses
accueille
les chants tourbillonnants,
instincts sinuant,
échos évoluant
sur la toile de poils blancs.

Sur le miroir
sentimental,
envers du corps
abandonné,
le pouce passe,
L’index dépasse,
La main embrasse,
La paume surpasse.
Les lignes de vie
tracent
à la surface,
les traits d’une formule,
un code.

Une lettre
d’un alphabet
secret,
écrite
au bout d’un ongle,
dessine
sur ta peau,
insère une clé
à ton corps,
ouvre la maison familiale
à l’air libre.

Des jambes
forment
un nœud,
coulent
une combinaison,
transpirent
un plaisir.

Une étreinte
enlace duplicité
et alchimie,
déverrouille
la première note
d’une harmonie,
d’un théorème,
Le premier signe.
The clash of Happinness

The clash of Happinness
La caresse d’une mèche
The clash of Happinness
La claque sur les fesses
The clash of Happinness
Les marques de tendresses

The creation mess
L’imagination de la poétesse
The evolution of loveness
The ocean of wiseness
Les plages de paresse
Les voyages into the crazyness

Elle nage,
les cheveux en tresses,
sort de l’eau sans maillot,
coulent les gouttes sur sa peau,
se baisse avec classe,
une mèche me caresse,
me lèche et laisse
un bonheur sans laisse,
une tâche
of happinness
in my clash.

Envolé

Je plane haut, très haut…

Je fixe le soleil et traverse les nuages.

Mon corps et mon esprit sont enfin en harmonie,

Je me sens pareil à un courant d’air

Léger comme une idée, souple et apaisé.

L’envergure de mes ailes m’assure force et tranquillité.

Je suis au-delà du doute et de la pensée.

Je suis contemplation dans le ciel qui me porte.

Je n’ai besoin de l’intelligence

Car je suis d’instinct

Courtisan des cimes et des monts.

Et non arrêté

A l’ignominie et ses autres noms

J’ai tant volé…

Survolé un désert entier

Un territoire recouvert de sable,

Calme et méditatif,

Vivant et pourtant sans vie

La brutalité de l’absolu m’envahit,

Tandis que l’absurde se crée

De lui-même,

S’était déjà créé,

Quand je suis arrivé.

Quand je me suis posé

Au sommet d’un arbre,

Que les années avaient tendu jusque-là,

Elevé au-dessus du reste…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oriane,

 

 

Si tout est masqué derrière un voile

Et que tout est écrit dans les étoiles

Alors le ciel est un grand grimoire

D’or et d’ivoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toi

 

Mon piège, mon excuse
Mon songe, mon mensonge
Mon refuge, mon labyrinthe
Mon corps, ma prison
Mon âme, mon abîme
Mon origine, ma promesse
Mon recul, mon espace
Mon être, mon illusion
Ma vérité, mon écume
Ma solitude, ma vague
Mon sommeil, ma cape
Mon rêve, mon masque
Mon éveil, mon désir
Mon soleil, mon amour

 

 

 

 

 

 

 

                        Le somnambule

Dans cet univers de vers
Je vis un rêve
Où mes maux
sont tout autant des mots
que vie et poésie.

Je vis, je rêve
Je rêve, je vis
Je vis de rêves
Je rêve que je vis.

Le jour est amour et la nuit mon amie
mais je ne sais plus qui
de la lune ou du soleil
accouche de mon sommeil.

Et ça recommence

Je suis rouge feu
flamboyant neuf
La vie brûle au cœur de mon brasier
Mon songe se consume
Quelle chaleur !

Il me faudrait…je sais…

 

 

Je suis blanc
L’air et le vent
Soufflent dans mes idées-flammes,
Je respire
et déjà je fume de confusion,
quelque nuages amènent une solution.

Je suis bleu, l’eau
Vague averse qui vague à mon âme
Et renverse l’amour le cœur de l’âme
En la mort sans cœur ni âme.

Je suis terre à terre
Couleur sambre
Feu feu est tout éteint
Et tout est teint
de noir et de cendres
Je suis vert, jardinier de mes vers
Chevalier de mille épines pour l’amour d’une rose
Je suis humain tout et rien, peu importe la couleur
à la vie à la mort, soupirant de mes rêves de prose

 

 

 

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